L’établissement – 6/01/2014

Les 6° à l’atelier du livre à Carcassonne

Le vendredi 22 et le lundi 25 novembre, les classes de 6e ont eu le plaisir de se rendre à l’atelier du livre à Carcassonne. Ils ont découvert l’univers de la fabrication artisanale du livre et ont pu s’initier à la création de feuilles de papier, de papier marbré ainsi qu’à l’art de la gravure et de la typographie.

Papier marbré
Dans cet atelier, nous avons utilisé des encres de couleurs différentes. Devant nous, il y avait un bac avec de l’eau et un peu de lait. Nous avons mis des gouttes de couleurs différentes dans un bac d’eau. Il ne fallait pas utiliser plus de quatre encres différentes. En soufflant dessus et en les remuant, nous avons obtenu plein de nuances et de formes différentes. On pouvait s’aider d’une baguette ou d’un peigne (pour un effet plumes de paon). Nous avons ensuite pris une feuille de papier que nous avons posée sur la surface de cette eau colorée. Il faut tapoter dessus pendant vingt secondes pour éviter les bulles d’air puis la retirer et l’étendre correctement sur un fil pour la laisser sécher. Nous devions être concentrés, précis et ne pas se précipiter. Le plus difficile était de faire sortir la feuille de l’eau car elle aurait pu se déchirer. Nous avons étendu nos chefs d’œuvre. Nous avons beaucoup aimé cet atelier car nous avons adoré le mélange de couleurs et les nuances que l’on pouvait obtenir.
Selma et Tom (6e C)

Fabrication de papier
C’est mon atelier préféré, celui de la fabrication artisanale de papier. Devant nous, il y avait un grand bac avec de l’eau froide et de la cellulose. Le mélange visqueux a été broyé à l’aide d’un gros malaxeur. Avec un cadre en bois plongé dans le bac, on récupère le mélange. Nous avons penché le cadre, pour enlever toute l’eau. Nous avons retourné le cadre sur le tissu, et nous avons renouvelé l’expérience plusieurs fois. Nous avons empilé plusieurs couches de feuilles sur le tissu que nous avons ensuite pressées en utilisant du bois pour éliminer le trop plein d’eau. Enfin, nous avons utilisé une presse pour éliminer l’eau et faire en sorte que les feuilles puissent se solidifier.
Je sais maintenant comment on fabrique du papier. Cet atelier a demandé de la force, de l’adresse et de la précision. J’ai trouvé la presse difficile à faire fonctionner. Cet atelier m’a plu car il y a eu beaucoup de manipulations et d’actions. Il y a longtemps que je me posais la question de la fabrication du papier, maintenant c’est chose faite.
Tom (6e C)

Atelier gravure
On choisit un texte, ensuite on réalise un dessin en rapport avec ce texte que l’on dessine sur une feuille blanche au crayon. Il faut prendre un carton doré sur lequel on applique le dessin et on repasse les contours avec un stylo plusieurs fois pour creuser la surface du carton. On a appris qu’il ne fallait pas faire de petits motifs parce qu’on ne les voit pas après à l’impression. Après on enlève la feuille et avec un graveur (sorte de pointe en métal), on creuse encore plus le tracé. La difficulté était d’être précise pour ne pas dépasser sur le carton doré, ce qui aurait ajouté un trait au dessin. C’est ce support, qui après avoir reçu l’encre, sera posé dans l’imprimante manuelle. Pour imprimer, on pose dessus une feuille blanche sur laquelle on fait passer le rouleau une seule fois.
Chloé et Justine (6e C)

Atelier typographie
Dans cet atelier on imprimait et écrivait des textes. Il y avait deux groupes : un qui imprimait et l’autre qui écrivait un ou plusieurs mots. La dame nous a expliqué que vers 1515 (à la Renaissance), pour imprimer, on plaçait des lettres une à une à l’envers. Ainsi, par effet de miroir, les lettres apparaissent à l’endroit sur le texte imprimé. Nous avons observé le placement des lettres en plomb. Pour s’en souvenir on avait un plan. Il fallait les disposer à l’envers à l’intérieur d’un cadre en commençant en bas à gauche pour imprimer le texte à l’endroit. Il fallait être patient et vérifier que les lettres étaient bien disposées grâce à un miroir. Ensuite, nous avons imprimé notre texte sur notre feuille à l’aide d’une presse. On déposait de l’encre sur un rouleau puis on déposait l’encre sur les lettres. Il était important de ne passer la presse qu’une seule fois pour que le texte soit bien imprimé.
Evan (6e B), Amandine(6e C) et Brice(6e C)